Storytelling : quelles histoires raconter ?

« OK, je sais que je dois faire plus de storytelling dans mon marketing, mais quelles histoires je raconte ? »

C’est l’une des questions qu’on me pose le plus souvent. Parce qu’une fois qu’on a raconté pourquoi on a lancé son entreprise, on peut vite avoir l’impression d’avoir fait le tour du sujet.

Alors qu’en réalité, des histoires, il y en a partout. Encore faut-il savoir les voir et les regarder avec la bonne loupe.

Selon moi, il y a grosso modo 4 types d’histoires qu’un entrepreneur peut raconter :

1.     Ton histoire

C’est ton origin story : d’où tu viens, pourquoi tu fais ce que tu fais, qu’est-ce qui t’a amené là, le problème que tu as rencontré, la frustration qui t’a poussé à agir, le déclic qui a changé ta trajectoire, etc.

Cette histoire permet évidemment de raconter ton entreprise, mais surtout, elle donne une raison aux gens de s’intéresser à toi. Ils peuvent reconnaître dans ton parcours quelque chose qu’ils ont eux-mêmes vécu, pensé ou ressenti.

On a tous et toutes une histoire différente, mais on vit tous et toutes les mêmes émotions. C’est là-dessus qu’il faut tabler. Ton histoire crée de la résonance et de l’attachement chez ton audience.

2. Les petites histoires du quotidien

Toutes les histoires n’ont pas besoin d’être extraordinaires. Je dirais même qu’au contraire, les petites histoires du quotidien sont souvent celles qui résonnent le plus chez notre audience, car elle peut s’y reconnaître.

Un doute, une décision difficile, une conversation marquante… Bref, ce qui se passe pendant que tu fais ton travail et qui peut répondre à un objectif tel que : mettre en valeur ton expertise, transmettre une leçon, participer à la création de ta marque personnelle, etc.

Ces histoires permettent de montrer les coulisses de l’entreprise, mais elles font aussi autre chose : elles donnent accès à ta manière de penser.

3. Les histoires de tes clients

Ici, le héros, ce n’est pas toi, mais bien ton client. Il avait un problème ou une ambition. Il était au point A et voulait arriver au point B. Et c’est là que tu es entré en jeu.

Dans ce type d’histoires, tu n’es pas le héros, mais le guide qui apporte une méthode, une expertise, un outil ou un accompagnement qui permet au héros de se transformer.

L’objectif du cas client est double : oui, on veut montrer que tu fais bien ton travail, mais on vise surtout à ce que le lecteur puisse se reconnaître dans le personnage principal. Ainsi, il te voit comme la solution à son problème. S’il veut vivre la même transformation que ton client dans l’histoire, il sait à quelle porte cogner !

4. Les histoires des autres

Enfin, tu peux raconter des histoires qui n’ont rien à voir, à première vue, avec toi. L’histoire d’une entreprise, d’une célébrité, d’un produit ou d’un évènement marquant, que tu peux raconter à travers ta propre lentille d’expert.

Tu peux l’analyser, la commenter, en tirer une leçon ou faire un parallèle avec ton domaine. Ici, l’histoire devient en quelque sorte un véhicule pour ton expertise.

 

Dans le fond, tu as 4 grands terrains de jeu :

  • Ton parcours

  • Ton quotidien

  • Les transformations de tes clients

  • Le monde qui t’entoure

Vu comme ça… ce ne sont pas les histoires qui manquent ! À vos claviers, c’est parti.😎

Et si tu as besoin d’un petit coup de pouce, je te recommande ma formation Storytelling pour entrepreneurs : se démarquer grâce aux histoires.

FAQ

Quels types d’histoires un entrepreneur peut-il raconter dans son marketing ?

Il existe grosso modo 4 grandes familles d’histoires : ton parcours (ton origin story), les petites histoires de ton quotidien, les transformations vécues par tes clients et les histoires du monde qui t’entoure, que tu racontes à travers ta lentille d’expert. En alternant entre ces 4 terrains de jeu, tu t’assures de ne jamais manquer de matière.

J’ai déjà raconté pourquoi j’ai lancé mon entreprise. Est-ce que j’ai fait le tour ?

Pas du tout ! Ton origin story n’est qu’une porte d’entrée. Elle peut d’ailleurs être racontée de plusieurs façons, en mettant l’accent sur un moment différent chaque fois : le déclic, un obstacle, une leçon apprise en chemin… Et pendant ce temps, ton quotidien, tes clients et ton secteur continuent de te fournir de nouvelles histoires chaque semaine.

Mon quotidien n’a rien d’extraordinaire. Est-ce que ça vaut vraiment la peine de le raconter ?

Oui, et c’est justement ce qui fait sa force. Les petites histoires ordinaires (un doute, une conversation marquante, une décision difficile) sont souvent celles dans lesquelles ton audience se reconnaît le plus. Elles montrent les coulisses de ton entreprise, mais surtout, elles donnent accès à ta manière de penser.

Comment raconter l’histoire d’un client sans avoir l’air de me vanter ?

La clé, c’est de placer ton client au centre du récit. C’est lui le héros, celui qui avait un problème ou une ambition et qui a vécu une transformation. Toi, tu es le guide qui l’a accompagné. En mettant l’accent sur son parcours plutôt que sur tes exploits, tu permets au lecteur de se reconnaître dans le personnage principal et de voir en toi la solution à son propre problème.

Est-ce que j’ai besoin de la permission de mon client pour raconter son histoire ?

C’est fortement recommandé. Le plus simple est de lui demander son accord avant de publier, voire de lui faire relire le texte. Si la confidentialité est importante dans ton domaine, tu peux aussi anonymiser l’histoire en changeant certains détails, tant que l’essentiel de la transformation reste vrai.

Est-ce que je peux raconter l’histoire de quelqu’un d’autre, comme une entreprise ou une personnalité connue ?

Absolument. Une histoire qui, à première vue, n’a rien à voir avec toi peut devenir un excellent véhicule pour ton expertise. L’important, c’est d’y ajouter ta propre lecture : une analyse, une leçon, un parallèle avec ton domaine. Sans ce regard d’expert, tu ne fais que relayer une nouvelle.

Comment savoir si une histoire vaut la peine d’être racontée ?

Demande-toi à quoi elle sert. Une bonne histoire répond à un objectif clair : mettre en valeur ton expertise, transmettre une leçon, renforcer ta marque personnelle ou créer un lien avec ton audience. Si tu peux en tirer une idée forte que ton lecteur pourra appliquer ou ressentir, elle mérite sa place.

Comment ne plus jamais manquer d’idées d’histoires ?

Les histoires arrivent rarement au bon moment, alors il faut prendre l’habitude de les noter dès qu’elles surgissent, que ce soit dans un calepin ou dans l’application Notes de ton téléphone. Avec le temps, tu développeras le réflexe de repérer le potentiel narratif dans ce que tu vis, et ta banque d’idées se remplira presque toute seule.

Comment structurer mon origin story pour qu’elle soit captivante ?

Un bon récit fondateur suit généralement 5 étapes : le contexte, le déclencheur, les obstacles, la transformation et la mission. Si tu veux te faire guider pas à pas, Hugo, le rat-conteur t’aide justement à transformer ton parcours en un récit captivant.

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