Qu’est-ce qui se passe avec l’algorithme LinkedIn ?
Tu as certainement remarqué que les posts LinkedIn performent pas mal moins bien ces temps-ci. De mon côté, je le remarque aussi bien chez moi que chez mes client·e·s. En fait, je remarque qu’un clivage se crée : les publications performent moins bien en général, mais quand ça performe, ça performe pour vrai !
Depuis quelque temps, LinkedIn a profondément revu la façon dont il distribue le contenu et, si personne ne t’en a parlé encore, c’est peut-être parce que les règles ne sont pas écrites noir sur blanc. Ce que je partage ici vient de mes propres expérimentations et de ce qu’on sait publiquement du nouvel algorithme.
Mais soyons honnêtes : personne n’a la science infuse là-dedans. LinkedIn ne publie pas son mode d’emploi. Ce qui marche pour moi ne marchera pas nécessairement de la même façon pour toi. L’idée, c’est de comprendre la logique, puis de tester.
Ceci étant dit, voici ce que j’ai observé, et ce que je crois utile de partager.
Fini le bruit, vive la pertinence
Pendant longtemps, LinkedIn fonctionnait un peu comme une course à la visibilité : plus tu avais d’engagement rapide, plus ta publication était poussée à un maximum de personnes et plus tu pouvais espérer avoir de l’engagement.
La logique virale régnait, mais ce n’est plus le cas à présent.
Le nouvel algorithme, qu’on appelle 360 BREW, repose sur l’intelligence artificielle. Il lit et comprend la sémantique de ce que tu publies, et cherche à montrer ton contenu non pas au plus grand nombre possible, mais à la bonne personne.
❌Terminé, l’audience générique.
LinkedIn veut maintenant faire correspondre chaque publication avec une niche, une cible, une communauté précise. Avant même de distribuer ton contenu, l’algorithme se pose une question fondamentale : « Qui es-tu, sur quoi es-tu crédible et avec qui es-tu relié de manière cohérente ? »
Ton profil est ton fondement
L’algorithme vérifie si ce que tu publies correspond à ce que ton profil dit de toi. Si tu parles de marketing un jour, de cuisine le lendemain et de spiritualité le surlendemain, il aura du mal à te classer, et donc, à t’envoyer vers les bonnes personnes.
Pense à ton profil comme à une landing page pour ton client idéal.
Il doit répondre clairement à une question : pour qui je publie et en quoi suis-je la bonne personne pour lui parler de ça ?
Avant de revoir ta stratégie de contenu, je te suggère donc de commencer par l’optimisation de ton profil. Assure-toi que ton client idéal puisse facilement comprendre ce que tu peux faire pour lui juste en consultant ton profil, ce qui aidera aussi l’algorithme LinkedIn à mieux te comprendre.
Ce que l’algorithme aime maintenant
Voici ce que les observations terrain (dont les miennes) semblent confirmer :
L’algo favorise les contenus qu’on sauvegarde, c’est-à-dire les publications utiles, éducatives, que les gens veulent conserver pour y revenir plus tard.
Il valorise aussi la profondeur, alors n’aie pas peur d’écrire de longs posts ou de faire des carrousels bien fournis. Si les gens passent beaucoup de temps sur ton texte, l’algorithme interprète ça comme un signal positif.
Il priorise l’engagement intentionnel : tu as peut-être remarqué que les commentaires ont le vent dans les voiles ces derniers temps. Ce n’est pas pour rien qu’on peut maintenant voir les impressions sur nos commentaires, et les chiffres peuvent parfois être vraiment impressionnants ! Par exemple, l’autre jour, j’ai laissé un commentaire bien rédigé et constructif au bon endroit, qui a obtenu plus de 30 000 impressions.🤯 C’est ça, la différence entre une présence passive et une présence active.
Côté format, les carrousels (notamment, car ils permettent de bien disséquer un sujet) et les infographies continuent de convertir le mieux.
Et le storytelling ?
Évidemment, tu commences à me connaître : je ne peux pas te parler de publications qui performent sans te parler de storytelling. Tout ce que je viens de décrire, l’engagement, la profondeur, le temps passé sur un texte, la connexion avec une niche précise, c’est exactement ce qu’une bonne histoire produit.
Une histoire bien construite retient l’attention. Elle crée une image dans la tête du lecteur. Elle fait ressentir quelque chose, et les gens restent. Ce n’est pas un hasard si LinkedIn valorise maintenant les publications structurées, porteuses d’une idée claire ou d’un point de vue assumé. Le storytelling n’est pas un « nice to have » sur LinkedIn. C’est devenu un avantage concurrentiel réel.
Parce que, pendant que tout le monde publie des listes de conseils génériques, une histoire vraie, incarnée, ancrée dans une expertise cohérente, c’est ce qui va rester dans la tête des gens.
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La bonne nouvelle
Le nouveau LinkedIn favorise la crédibilité et la cohérence plutôt que la viralité. Et ça, c’est une excellente nouvelle si tu construis une autorité de façon sérieuse et authentique.
Les bons posts vivent aussi beaucoup plus longtemps qu’avant. Une publication pertinente peut continuer à recevoir de l’engagement pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines après sa mise en ligne.
Autrement dit : arrête de courir après les publications virales.
Ce qui fait grandir une présence sur LinkedIn, c’est la régularité, la cohérence et la valeur réelle apportée à une niche bien définie. 500 bonnes personnes touchées valent infiniment plus que 50 000 personnes indifférentes. Et ça, le nouvel algo l’a bien compris.
Side note : À cause de la façon dont le nouvel algorithme est construit, il se peut que tu voies moins les publications de tes créateurs et créatrices préférées. Je t’invite donc à te rendre sur leur profil pour activer la cloche afin d’être notifié·e quand ils et elles vont publier. Tu peux aussi laisser des commentaires sous leur publication pour qu’ils et elles demeurent dans ton fil d’actualité.
Ce que je retiens de tout ça
LinkedIn est en train de nous forcer à faire quelque chose de plus difficile, mais d’assez sain à mon avis : être cohérent·e·s.
Savoir pourquoi on est là, pour qui on écrit, et ce qu’on a réellement à apporter dans l’espace numérique. Mais encore une fois, tout ça reste à expérimenter. Observe ce qui fonctionne pour toi, ajuste, fais des tests.
Et si tu veux en parler, n’hésite pas à me faire signe !
FAQ - Questions fréquentes sur le nouvel algorithme LinkedIn
Qu'est-ce que l'algorithme 360 BREW de LinkedIn ?
C'est le nom donné au nouvel algorithme de LinkedIn, qui fonctionne avec l'intelligence artificielle. Il lit et comprend la sémantique des publications pour les distribuer non plus au plus grand nombre, mais aux bonnes personnes, selon leur profil et leurs intérêts.
Est-ce que publier souvent aide à mieux performer sur LinkedIn ?
Non, et c'est un des grands changements. Publier trop fréquemment peut même nuire à ta portée. Le sweet spot observé se situe entre 3 et 5 publications par semaine, espacées d'au moins 24 à 48 heures.
Pourquoi mon profil LinkedIn est-il si important pour l'algorithme ?
Parce que l'algorithme vérifie la cohérence entre ce que tu publies et ce que ton profil dit de toi. Si ton profil ne reflète pas clairement ton expertise, LinkedIn aura du mal à distribuer ton contenu aux bonnes personnes.
Quel type de contenu LinkedIn favorise-t-il maintenant ?
LinkedIn priorise les contenus utiles et éducatifs que les gens sauvegardent, les publications longues et profondes qui retiennent l'attention et les formats visuels comme les carrousels et les infographies.
Quel est le lien entre le storytelling et l'algorithme LinkedIn ?
Le storytelling produit naturellement ce que l'algorithme recherche : du temps passé sur le texte, de l'engagement intentionnel, et une connexion émotionnelle avec une niche précise. Une histoire bien construite est l'un des formats les plus efficaces pour performer de façon durable sur LinkedIn.
Est-ce que ces observations sont garanties ?
Non. Ces informations sont issues d'expérimentations personnelles et de ce qu'on sait publiquement du fonctionnement de l'algorithme. LinkedIn ne publie pas son mode d'emploi. La meilleure approche reste d'observer, de tester et d'ajuster.